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Des premières tentatives de mettre les récoltes et la nourriture à l'abri des rats : Moyens mécaniques, obstacles, pièges etc, aux raticides, de la mort-aux-rats aux rodenticides les plus modernes, représentant un danger de plus en plus faible pour les êtres humains et les animaux domestiques.

La lutte des hommes contre les rats et contre les souris  est une longue histoire.

Malgré ces siècles de lutte anti-souris, ant-rats et l'évolution des techniques de dératisation les rats, souris sont toujours là, bien vivants et organisés. Bien loin de disparaître comme de nombreuses espèces animales décimées par l'homme. La disparition totale des rats ou souris n'est pas à souhaiter: Leur rôle d'éboueurs dans les égouts et leurs passages réguliers dans ces canalisations permettent d'empêcher que des obstacles s'y accumulent et gênent le passage des eaux usées.

Les techniques de dératisation

Elles évoluent constamment en fonction des nouvelles découvertes. L'éradication des souris ou des rats se fait actuellement principalement avec des anticoagulants, ce qui limite le risque vis-à-vis de l'environnement et permet une dératisation très efficace de ces hôtes indésirables. Des contrôles réguliers sont nécessaires pour assurer une dératisation complète et efficace d'un immeuble et limiter le developpement des souris et rats.

Controle des populations

Un examen attentif de la situation, quantité d'excrément de rats ou souris, récents (humides) ou anciens (secs), dégâts, rat ou souris isolé ou colonie installée permet d'avoir une idée exacte de l'infestation pour ces rongeurs et de dératiser avec une efficacité totale. Le dératiseur peut aussi vous proposer la pose d'un grillage ou d'une cloche sur des évacuations d'eaux pluviales pouvant donner un accès aux rats et souris.

 

Lorsqu'un rongeurs (rat ou souris) s'est introduit dans un local industriel, lieu de stockage, magasin, garage etc, il s'agit probablement d'un rat isolé, rentré par accident:

Porte ouverte, travaux en cours dans l'immeuble (réseau d'eaux usées par exemple). Dans ce cas, un piégeage peut être très efficace.

Les pièges, cages prenant les rats ou souris vivants (à vous de les tuer ou de les relacher dans la nature à bonne distance de votre maison!) ou tapettes à rat, tapette à souris les tuant instantannément en leur brisant le cou, sont d'une efficacité redoutable. Appatez avec du poisson ou la nourriture déjà consommée par le rat. Sachez seulement qu'il n'est pas possible d'éradiquer toute une population de rongeurs uniquement par le piègeage, qui bien sûr doit être accompagné d'une dératisation classique.

Peu de personnes dans notre société moderne sont confrontées directement avec des rats, des souris, ceci découle de plusieurs raisons :

Les types de constructions ont évolué et donnent moins de possibilités aux rats et souris  à l'intérieur des habitations, les possibilités d'entrées de rat, de souris par effraction sont très réduites, les portes ont en général de très petits interstices ne laissant pas passer les rongeurs, les caves contiennent peu de nourriture, contrairement au moyen âge ou tous ces critères étaient inversés, avec en plus des toits de chaume qui fournissaient des abris idéaux à toute une faune parasite des habitations dont les rats, et particulièrement le rat noir grand responsable de la transmission du bacille de la peste!

Transmission de maladies par les rongeurs

Notons ici qu'un germe pathogène transmis par un vecteur animal est en général particulièrement dangereux, la peste du moyen âge est un exemple, mais des cas modernes se retrouvent, avec la grippe aviaire, les tiques et la borréliose, beaucoup de mammifères et la rage etc. En généralisant l'on s'aperçoit qu'un virus est souvent redoutable quand il n'a pas besoin de ménager sa victime humaine pour assurer sont transport et sa dispersion.

Dégâts provoqués par les rats et par les souris :

Destruction de nourriture, non pas principalement par sa consommation, mais par le fait qu'elle se fait souiller par les excréments des rats et des souris.

Eventuelle transmission de tiques et autres parasites suceurs de sang, en supposant que les rats ait des possibilités de contacts rapprochés avec leurs victimes humaines.

Les scénarios d'horreur :

Vous êtes tranquillement dans vos toilettes et après une escalade du tuyau d'égout et une seconde d'apnée un rat sort du siphon que vous surplombez ! A partir de là toutes sortes de scénarios peuvent être imaginés et l'on espère que l'utilisavous ayez de bons réflexes et que le rongeur ne soit pas d'humeur agressive.

 

Une morsure de rat d'égout, considérant le régime alimentaire du rongeur, les pires conséquences sont à redouter, et il est nécessaire de consulter un médecin d'urgence. Il en est bien sür de même pour toute morsure, même humaine !

 

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La mairie de Paris s’attaque aux rats

En retard sur la régulation de la population des rongeurs, la mairie de Paris a lancé, jeudi, un plan pour lutter contre leur prolifération. Comment faire ? Faut-il tous les éradiquer ?

Peur sous la ville. Installés à Paris depuis que les égouts existent, les rats refont régulièrement surface dans l’actualité. Mercredi 7 décembre, la mairie a lancé une série d’opérations coups de poing contre les rongeurs, dont la présence « en grand nombre pose des problèmes sanitaires, esthétiques et économiques », explique-t-elle dans un communiqué.

Pourquoi maintenant ? Pendant deux ans, la lutte contre les rats a été ralentie par une réorganisation des services de santé de la ville et par un changement dans les réglementations européennes sur les produits raticides, explique le docteur Georges Salines, chef du service parisien de santé environnementale (SPSE). A titre d’exemple, « nous n’avons plus le droit de mettre des granulés empoisonnés que nous utilisions à la sortie des terriers dans les parcs », précise-t-il. Et aujourd’hui, il s’agit donc de « répondre à l’urgence ».

« En ce moment, il y a de plus en plus de signalements de la part des Parisiens, et j’en pronostique encore plus pour les jours à venir. Pas simplement parce qu’il y a plus de rats, mais aussi à cause de l’emballement médiatique. »

« Une tournure très prioritaire »

En conséquence, neuf squares de la capitale ont été fermés au public depuis la fin du mois de novembre pour subir une dératisation. C’est la première étape d’un plan d’action concocté par la municipalité depuis juin, lors d’un séminaire intitulé « Stratégie de gestion des rats en milieu urbain », et dont la mise en œuvre est prévue à partir du premier trimestre 2017.

Un plan qui semble toutefois encore un peu vague. Il prévoit une coopération élargie à d’autres services de la ville (la propreté et les espaces verts), puis, à plus long terme, une intervention sur le bâti, ainsi qu’une opération de communication et de sensibilisation auprès des Parisiens.

Le tout devrait durer au moins une année, espère le docteur Salines, mais la question n’a pas encore été tranchée. Le budget alloué à cette opération n’a pas non plus été défini pour l’instant, mais le responsable n’a aucun doute sur le fait qu’il sera suffisant, car récemment « le sujet a pris une tournure très prioritaire ».

Les raisons de la peur

Une légende urbaine bien connue dit qu’à Paris il y a deux rats par habitant. De quoi entretenir la peur envers les rongeurs. Pierre Falgayrac, l’un des rares formateurs indépendants à la gestion du rongeur, a passé « des heures et des heures » dans les égouts de plusieurs villes à étudier son comportement. Il se montre moins alarmiste :

« Dans les grandes villes comme Paris, qui existaient au XIXe siècle et qui se sont dotées d’égouts en cœur de ville, il y a 1,75 rat par habitant. C’est lorsque la densité dépasse deux rats par habitant que les problèmes apparaissent. »

Il n’y a pas que le nombre de rats qui effraie, il y a également ce mot souvent associé au rongeur, « prolifération ». Là aussi, M. Falgayrac, auteur du livre Des rats et des hommes, tient à remettre les choses au clair en expliquant que le rat ne « saborde pas » son propre environnement, il n’épuise pas ses ressources.

Il a besoin de trois choses pour vivre : de l’eau, de la nourriture et la possibilité de nidification. Si l’une des trois conditions risque de manquer, il cesse de se reproduire. « Ce n’est pas un envahisseur ni un conquérant », rappelle le spécialiste. Le rongeur vit dans un espace très restreint ; « son territoire de vie se limite à 20 mètres carrés et il passe 75 % de sa vie en terrier », précise M. Falgayrac.

Une autre idée effrayante colle à la peau du surmulot (autre nom du rat brun) : il est porteur de maladies, surtout de la peste. « Si le rat était vecteur de la peste, l’espèce humaine serait décimée depuis que les égouts existent, tranche M. Falgayrac. La seule maladie qu’il peut transmettre, c’est la leptospirose, et c’est extrêmement rare », assure-t-il également.

Cette maladie bactérienne, à laquelle les égoutiers sont sensibilisés, se transmet par l’urine des rats. L’Institut Pasteur la qualifie de « souvent bénigne chez l’homme » et il évalue son incidence annuelle à 0,4 à 0,5 cas pour 100 000 habitants.

« Nous avons besoin des rats »

Mercredi, Le Parisien a publié un dossier, « Alerte aux rats à Paris », aux résonances un peu inquiétantes. « Il faut contrebalancer le discours alarmiste sur les rats », implore M. Falgayrac. « Ils ne sont pas intrinsèquement agressifs », note le spécialiste, qui les qualifie plutôt de « doux, paisibles et craintifs ».

« J’ignore pourquoi on joue sur les peurs comme cela, mais il faut sensibiliser davantage les citoyens et non les désinformer, parce que nous avons besoin des rats. »

Dans les égouts, les surmulots creusent en effet leurs terriers dans le limon, ce qui l’affaiblit, et donc évite aux canalisations de se boucher. Par ailleurs, ils mangent les déchets que nous laissons, participant, là encore, à l’entretien.

Pour réguler – et non éradiquer – la population parisienne des rats, M. Falgayrac met en avant quatre solutions assez simples :

  • dératiser les égouts avec des biocides en ciblant très précisément les alentours des commerces de bouche (supermarchés et restaurants), en prenant soin d’utiliser des appâts plus appétissants que la nourriture que les rats peuvent trouver dans les poubelles à la surface ;

  • placer des pièges mécaniques à noyade dans les espaces verts, que l’on déplace d’une semaine à l’autre. Cette méthode permet de ne pas fermer les parcs, car ces pièges sont sans crainte pour l’homme ou les autres animaux (chiens, oiseaux, etc.) ;

  • nettoyer les trottoirs deux fois par jour, surtout aux abords des commerces de bouche ;

  • dératiser une zone un mois avant d’y faire des travaux, car les travaux font fuir les rats des égouts qui surgissent alors sur terre.

Avec ces solutions, M. Falgayrac est formel, « en trois mois, la population passerait au-dessous d’un rat par habitant », soit le seuil à partir duquel « on ne les voit plus sortir le soir ».

Marion Degeorges
Journaliste au Monde


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