Dératisation Désinfection


Colombes : Des rats provoquent une fuite de gaz dans un immeuble

 

Les rats sont entrés dans Paris

 

 

 

Dix parcs de la ville fermés pour dératisation

Dans le XVe, au square Lambert, tout près de la mairie, une partie est actuellement fermée pour dératisation. Presque tous les matins, Sheila, riveraine, croise des rats « entre le bac à sable et le manège ». Lequels rats « se nourrissent des détritus non ramassés. ». La semaine dernière, cette mère de famille en a vu « sept en 1 h 15 à trois endroits différents du XVe ».

A Paris, sur les quelque huit cents parcs, jardins et squares, dix sont actuellement complètement fermés pour dératisation. Et cent soixante font l’objet d’une intervention, voire d’une fermeture partielle. Depuis le début de l’année, la ville a fait 1 800 interventions !

 

Si les rats plébiscitent tout Paris, le Champ-de-Mars (VIIe) et le boulevard Richard Lenoir (XIe) sont des scénarios de rêve ! Le long de la promenade verte du boulevard, les rongeurs peuvent se faire un terrier, se nourrir des détritus des pique-niqueurs, des fast-foods du coin, du marché alimentaire. A proximité, il y a les égouts et l’eau du canal Saint-Martin !

Reste que le plan rat est aussi un coût pour les Parisiens… Au printemps dernier, la mairie de Paris a dégagé pour son plan de dératisation 1,5 M€.

 

500 queues de rats morts vont être autopsiées

Les rats de Paris ont-ils développé une résistance aux anticoagulants, la célèbre mort-aux-rats ? Est-ce la raison ou une des raisons de leur prolifération ?

La mairie de Paris — c’était le sujet de la convention votée au Conseil de Paris ce mardi — a fait appel à l’école vétérinaire VetAgro Sup de Lyon.

Sur deux ans, dans le cadre d’une étude génétique, les scientifiques vont récupérer 500 queues de rats morts dans Paris pour en extraire l’ADN.

« On veut savoir quel est le pourcentage de rats résistants aux anticoagulants des raticides, précise le docteur Georges Salines et à quels produits précisément ils résistent. »

Les autres méthodes comme les ultrasons seraient inefficaces. Aux Etats-Unis, certains Etats ont testé des contraceptifs pour rats, pour l’instant interdits en Europe. Restent les pièges. La mairie en a d’ailleurs commandé 500, des poubelles avec des trappes dans lesquels tombent les rongeurs. Au fond, il y a un liquide alcoolisé. Les rats y meurent noyés et ivres.

http://www.leparisien.fr/paris-75005/les-rats-sont-entres-dans-paris-26-09-2017-7288965.php

 

 

La mairie de Paris s’attaque aux rats

En retard sur la régulation de la population des rongeurs, la mairie de Paris a lancé, jeudi, un plan pour lutter contre leur prolifération. Comment faire ? Faut-il tous les éradiquer ?

Peur sous la ville. Installés à Paris depuis que les égouts existent, les rats refont régulièrement surface dans l’actualité. Mercredi 7 décembre, la mairie a lancé une série d’opérations coups de poing contre les rongeurs, dont la présence « en grand nombre pose des problèmes sanitaires, esthétiques et économiques », explique-t-elle dans un communiqué.

Pourquoi maintenant ? Pendant deux ans, la lutte contre les rats a été ralentie par une réorganisation des services de santé de la ville et par un changement dans les réglementations européennes sur les produits raticides, explique le docteur Georges Salines, chef du service parisien de santé environnementale (SPSE). A titre d’exemple, « nous n’avons plus le droit de mettre des granulés empoisonnés que nous utilisions à la sortie des terriers dans les parcs », précise-t-il. Et aujourd’hui, il s’agit donc de « répondre à l’urgence ».

« En ce moment, il y a de plus en plus de signalements de la part des Parisiens, et j’en pronostique encore plus pour les jours à venir. Pas simplement parce qu’il y a plus de rats, mais aussi à cause de l’emballement médiatique. »

« Une tournure très prioritaire »

En conséquence, neuf squares de la capitale ont été fermés au public depuis la fin du mois de novembre pour subir une dératisation. C’est la première étape d’un plan d’action concocté par la municipalité depuis juin, lors d’un séminaire intitulé « Stratégie de gestion des rats en milieu urbain », et dont la mise en œuvre est prévue à partir du premier trimestre 2017.

Un plan qui semble toutefois encore un peu vague. Il prévoit une coopération élargie à d’autres services de la ville (la propreté et les espaces verts), puis, à plus long terme, une intervention sur le bâti, ainsi qu’une opération de communication et de sensibilisation auprès des Parisiens.

Le tout devrait durer au moins une année, espère le docteur Salines, mais la question n’a pas encore été tranchée. Le budget alloué à cette opération n’a pas non plus été défini pour l’instant, mais le responsable n’a aucun doute sur le fait qu’il sera suffisant, car récemment « le sujet a pris une tournure très prioritaire ».

Les raisons de la peur

Une légende urbaine bien connue dit qu’à Paris il y a deux rats par habitant. De quoi entretenir la peur envers les rongeurs. Pierre Falgayrac, l’un des rares formateurs indépendants à la gestion du rongeur, a passé « des heures et des heures » dans les égouts de plusieurs villes à étudier son comportement. Il se montre moins alarmiste :

« Dans les grandes villes comme Paris, qui existaient au XIXe siècle et qui se sont dotées d’égouts en cœur de ville, il y a 1,75 rat par habitant. C’est lorsque la densité dépasse deux rats par habitant que les problèmes apparaissent. »

Il n’y a pas que le nombre de rats qui effraie, il y a également ce mot souvent associé au rongeur, « prolifération ». Là aussi, M. Falgayrac, auteur du livre Des rats et des hommes, tient à remettre les choses au clair en expliquant que le rat ne « saborde pas » son propre environnement, il n’épuise pas ses ressources.

Il a besoin de trois choses pour vivre : de l’eau, de la nourriture et la possibilité de nidification. Si l’une des trois conditions risque de manquer, il cesse de se reproduire. « Ce n’est pas un envahisseur ni un conquérant », rappelle le spécialiste. Le rongeur vit dans un espace très restreint ; « son territoire de vie se limite à 20 mètres carrés et il passe 75 % de sa vie en terrier », précise M. Falgayrac.

Une autre idée effrayante colle à la peau du surmulot (autre nom du rat brun) : il est porteur de maladies, surtout de la peste. « Si le rat était vecteur de la peste, l’espèce humaine serait décimée depuis que les égouts existent, tranche M. Falgayrac. La seule maladie qu’il peut transmettre, c’est la leptospirose, et c’est extrêmement rare », assure-t-il également.

Cette maladie bactérienne, à laquelle les égoutiers sont sensibilisés, se transmet par l’urine des rats. L’Institut Pasteur la qualifie de « souvent bénigne chez l’homme » et il évalue son incidence annuelle à 0,4 à 0,5 cas pour 100 000 habitants.

« Nous avons besoin des rats »

Mercredi, Le Parisien a publié un dossier, « Alerte aux rats à Paris », aux résonances un peu inquiétantes. « Il faut contrebalancer le discours alarmiste sur les rats », implore M. Falgayrac. « Ils ne sont pas intrinsèquement agressifs », note le spécialiste, qui les qualifie plutôt de « doux, paisibles et craintifs ».

« J’ignore pourquoi on joue sur les peurs comme cela, mais il faut sensibiliser davantage les citoyens et non les désinformer, parce que nous avons besoin des rats. »

Dans les égouts, les surmulots creusent en effet leurs terriers dans le limon, ce qui l’affaiblit, et donc évite aux canalisations de se boucher. Par ailleurs, ils mangent les déchets que nous laissons, participant, là encore, à l’entretien.

Pour réguler – et non éradiquer – la population parisienne des rats, M. Falgayrac met en avant quatre solutions assez simples :

  • dératiser les égouts avec des biocides en ciblant très précisément les alentours des commerces de bouche (supermarchés et restaurants), en prenant soin d’utiliser des appâts plus appétissants que la nourriture que les rats peuvent trouver dans les poubelles à la surface ;

  • placer des pièges mécaniques à noyade dans les espaces verts, que l’on déplace d’une semaine à l’autre. Cette méthode permet de ne pas fermer les parcs, car ces pièges sont sans crainte pour l’homme ou les autres animaux (chiens, oiseaux, etc.) ;

  • nettoyer les trottoirs deux fois par jour, surtout aux abords des commerces de bouche ;

  • dératiser une zone un mois avant d’y faire des travaux, car les travaux font fuir les rats des égouts qui surgissent alors sur terre.

Avec ces solutions, M. Falgayrac est formel, « en trois mois, la population passerait au-dessous d’un rat par habitant », soit le seuil à partir duquel « on ne les voit plus sortir le soir ».

Marion Degeorges
Journaliste au Monde


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/08/la-mairie-de-paris-s-attaque-a-ses-rats_5045936_3244.html#i4ktyWv35sspstMP.99

Les rats envahissent Paris, plusieurs lieux fermés pour dératisation :

Le Champ-de-Mars, la tour Saint-Jacques, le boulevard Richard Lenoir... Ces endroits font partie des lieux ciblés dans le plan d'action de la Ville de Paris pour "réduire significativement" la présence des rats.

La Ville de Paris a annoncé mercredi qu'elle allait lancer une série d'opérations "coup de poing" contre les rats, dont la présence "en grand nombre pose des problèmes sanitaires, esthétiques et économiques", indique la mairie. 

Certaines zones du Champ-de-Mars vont devoir être clôturées, et huit autres zones sont en cours de traitement ou prochainement fermées, indique Le parisien. 

La tour Saint-Jacques fermée aux visiteurs

"Afin d'enrayer l'augmentation récente de la présence de rats dans l'espace public parisien, un plan d'action immédiat et ciblé est déployé", indique un communiqué de la Ville qui reconnaît que les éradiquer est "impossible" mais qu'il faut "réduire significativement leur présence". 

Pour s'attaquer à ces rongeurs, dont l'adage populaire dit que leur nombre est de deux rats pour un Parisien - il y a 2,2 millions d'habitants à Paris -, la Ville veut les empêcher de sortir des égouts, les éliminer des sous-sols d'immeubles et de la surface. 

Les zones les plus touchées des parcs et jardins de la ville "ont commencé à être clôturées et de nouveaux pièges sans risque pour l'environnement seront expérimentés", indique le communiqué. C'est le cas des squares Cambronne et Garibaldi dans le 15e arrondissement, du jardin Villemin dans le 10e, du square de la tour Saint-Jacques (la tour est aussi fermée) et du jardin des Rosiers dans le 4e, selon Le Parisien. Les pièges sont des boîtes contenant des appâts raticides. 

"Une menace sanitaire réelle"

Les autres zones infestées (square Langlois dans le 4e, square de la Roquette et terre-plein du boulevard Richard-Lenoir dans le 11e) vont faire l'objet d'opérations similaires alors qu'un plan à long terme va être déployé, avec multiplication de rondes d'agents contre l'abandon des déchets et actions de communication pour inviter les passants à ne plus nourrir les pigeons. 

"A 18h30, rue de Rivoli, on en a compté plus de deux cents entre les grilles et les buissons", témoigne un habitant du 3e arrondissement dans Le parisien. 

"Les rats sont une menace sanitaire réelle", explique Georges Salines, chef des services parisiens de santé environnementale, au quotidien. Mais "il n'y a pas de risque de maladie ou de peste... Que les Parisiens se rassurent", ajoute-t-il. 

http://www.lexpress.fr/region/ile-de-france/les-rats-envahissent-paris-plusieurs-lieux-fermes-pour-deratisation_1858422.html

Le rat : ennemi public numéro un

Société - Dans les égouts du centre-ville et dans les poulaillers de la périphérie…

Comme toutes les villes, Montauban n'échappe pas à la présence du rat dans ses égouts, fossés et caves. Sans hiver rigoureux, ce rongeur se reproduit toute l'année. En cet automne très doux, son activité est débordante…

Fidèle à sa réputation, le rat est sale et aime les endroits sales. Les égouts de la ville sont donc son royaume et il n'a aucun mal à transiter par les nombreuses galeries souterraines. Les anciennes conduites d'eau en plomb lui servent d'autoroute pour accéder aux caves et ruelles. Mais si la population reste assez bien régulée en centre-ville, le rat est en train de gagner du terrain autour de Montauban. Il suit à merveille le développement commercial et trouve désormais ses aises à Albasud ou Aussonne. «Dès qu'un endroit dégage de la chaleur et produit des détritus, le rat arrive, résume Laurent Pornin, technicien spécialisé dans la dératisation chez Callisto. On construit des zones commerciales et des lotissements sur des domaines qu'ils occupent depuis toujours. Rien de plus normal de les y retrouver.»

Attention aux poulaillers

Dans la périphérie montalbanaise, le développement de petits poulaillers chez les particuliers attire les rats tout comme les détritus jetés dans les composteurs. Une tendance qui interpelle l'élue en charge de l'environnement qui reçoit plus de 10 signalements par mois sur la présence de ce nuisible : «Il faut vraiment se discipliner à ne pas laisser traîner des graines ou des aliments sur le sol, prévient Marie-Claude Berly. Garder des espaces propres est la seule solution pour ne pas attirer les rats. À chaque signalement, nos services interviennent car les maires ont obligation de réguler la présence des rats.»

«Le rat, c'est 365 jours par an !»

Une population que les hivers doux favorisent à le développer, ce rongeur étant capable de se reproduire tout au long de l'année. «Le rat, c'est 365 jours par an ! Il n'y a plus de saisonnalité et nos actions chez les particuliers ou dans les entreprises fonctionnent de concert avec les actions que mène la commune, estime Laurent Pornin. Mais il faut être clair, on n'éradiquera jamais ce rongeur dans nos villes. Il est malin et organisé. Si un produit, si appétissant soit-il, arrive dans son espace, il mettra de nombreux jours avant de se laisser prendre. Pire, si un de ses congénères meurt après avoir consommé un raticide, vous pouvez être sûr que le message passera entre-eux et que plus aucun individu ne se fera prendre. C'est pour cela qu'il faut approprier les appâts, ne pas les placer n'importe où en ajustant les quantités, explique le technicien qui opère depuis une douzaine d'années. Même si l'intention est bonne, j'émets des doutes sur la bonne utilisation des granulés distribués gracieusement par la commune le samedi matin.»

Méthodiquement, les plans des égouts sont utilisés pour quadriller le centre-ville de Montauban et placer des appâts aux endroits stratégiques : «Nous arrivons à maintenir la population des rats grâce aux blocs de cire placés sous les plaques d'égout. Ces raticides placés juste au-dessus de l'eau sont très efficaces, remarque Marie-Bérangère Laporte en charge du service communal d'hygiène et de santé de Montauban. Mais dans ce combat quotidien, je n'oublie pas d'inclure l'action des éboueurs et des balayeurs qui maintiennent la ville propre.»


Le chiffre : 27000

euros>budget annuel de la ville pour lutter contre les rats. Non, ce n'est pas le chiffre des rats présents dans les sous-sols de Montauban (il est impossible de les comptabiliser !), mais bien le montant dépensé par la commune pour réguler ces rongeurs tout au long de l'année. La ville est découpée en secteurs qui sont traités un fois par an. Plus touché, l'hyper-centre dont la place Nationale a droit à six passages par an des équipes de dératisation. La ville distribue gracieusement à la population 300 kg de raticide chaque premier samedi du mois en marge du marché.

Epinay-sur-Seine: Les rats envahissent un immeuble d'habitation

INSALUBRITE Les habitants sont excédés par la situation qui dure depuis plusieurs mois et par les réactions de la mairie et du bailleur social qui tardent à venir…

 

« Regardez, il vient de se cacher sous le sac plastique… Il y en a un autre sous le banc. Et là sur la pelouse, vous pouvez voir sa tête qui sort du trou… » Au 11 rue Dumas, à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), compter les rats qui prolifèrent au pied de l’immeuble est presque devenu un jeu.

« Ils ne fuient même plus »

« Autant en rire », notent avec fatalisme Mariam et Sabrina, qui habitent la tour. Mais plus la situation perdure et plus les habitants rient jaune. « Les rats ne fuient même plus lorsqu’on approche », constate Benson en pointant du doigt un rongeur qui mange tranquillement sur la pelouse. Les rats ont aussi criblé de galeries les parterres qui entourent la porte d’entrée et se faufilent parfois sous le capot des voitures. Dans les étages, la situation n’est guère rassurante : « Dans la salle de bain, on entend les rats se déplacer et couiner le long des canalisations », raconte Sabrina.

Il y a toujours eu des rats dans ce quartier, mais jamais dans les proportions atteintes ces derniers mois. La cause est toute trouvée. « A deux pas de là, la démolition d’une tour, commencée en juin dernier, a chamboulé l’habitat des rats », explique Hervé Chevreau, maire UDI d’Epinay-sur-Seine, contacté par 20 Minutes. Leurs galeries souterraines ont été cassées. Résultat : ils remontent à la surface. »

« Quelle image donne-t-on de la banlieue ? »

« Oui, mais après ?, demande Adja, dont les parents habitent le quartier. Nous avons adressé de nombreux courriers depuis plusieurs mois à France Habitat, le bailleur social qui gère l’immeuble, comme au maire, pour demander à ce qu’une campagne de dératisation d’envergure soit menée. Mais les courriers restent sans réponses ou les interlocuteurs se renvoient la balle. »

Pour médiatiser leur cause, les habitants du 11 rue Dumas ont lancé cette semaine un collectif sur Facebook qui regroupe aujourd’hui 160 personnes et diffuse une vidéo (voir plus haut) témoignant de la prolifération de rats devant l’entrée de l’immeuble. « Il faut bien comprendre dans quelles conditions nous vivons, raconte le collectif. Faut-il attendre qu’un de nos enfants se fasse mordre pour que les autorités réagissent ? Doit-on se faire escorter par des chiens pour entrer dans nos appartements ? » « Et quelle image donne-t-on d’Epinay-sur-Seine et de la banlieue ? », ajoute Linda qui n’ose pas faire part de cette mésaventure qui dure à ses collègues de travail, à Paris. « Par honte… Ils ne comprendraient pas ! »

« Ne plus laisser de nourriture au pied des immeubles »

La mairie d’Epinay-sur-Seine, comme France Habitation, le bailleur social, assurent prendre à bras-le-corps le dossier. Ils coordonneront désormais leur campagne de dératisation pour plus d’efficacité. « Nous allons aussi enlever le lierre qui monte le long des murs de l’immeuble, nous avons bouché les pas-de-porte pour empêcher les rongeurs de s’y faufiler, précise Catherine Lorcy, directeur territorial de France Habitation pour Paris et la Seine-Saint-Denis.

Surtout, l’entrée d’immeuble fera aussi l’objet de travaux de requalification imminents. « Ils permettront de créer un local couvert et fermé quand l’actuel est en extérieur et donne sur la rue », poursuit Catherine Lorcy. « Voilà aussi pourquoi les rats sortent, commente Hervé Chevreau. Il y a trop de nourriture entreposée au pied des immeubles. » La marie prépare d’ailleurs une campagne d’information pour sensibiliser les habitants à ne plus jeter leurs poubelles par la fenêtre.

 

Au 11 rue Dumas, les habitants restent sceptiques. « Nous avons jamais été mis au courant de la réunion tenue la semaine dernière, ni du plan d’action qui y a été décidé, raconte Mariam. On attend de voir donc. » Et les regards se tournent déjà sur une nouvelle tour, rue Dumas, qui sera détruite dans les prochains mois. Là encore, les rats ne devraient pas aimer…

http://www.20minutes.fr/paris/1774687-20160127-epinay-seine-rats-envahissent-immeuble-habitation

 

Ivry : ils découvrent une queue de rongeur dans leur baguette

 

Trois semaines après, Hasna Channouf en est toujours dégoûtée… « Vous voyez ça ?, demande-t-elle en montrant une série de clichés. Comment est-ce possible de retrouver des choses aussi répugnantes dans une baguette ? » Le 14 mars dernier, cette mère de famille du XIIe arrondissement parisien fait une découverte pour le moins désagréable, en croquant, de bon matin, un bout de pain.

« La première chose que j’ai aperçue, se souvient-elle, c’est un ver. Un gros ver noir. J’ai alors ouvert le pain en deux, et j’ai vu le reste… » Le reste ? Des asticots, en nombre, des excréments, et, pour terminer, une queue de rongeur de plusieurs centimètres. « On voyait même les poils », décrit-elle en frissonnant sous les yeux de son époux.

Hasna Channouf contacte alors la direction de l’hypermarché XXXX d’Ivry-sur-Seine, où elle a acheté sa baguette une semaine plus tôt avant de la congeler. « Je leur ai dit que c’est une honte de tomber sur une queue de rongeur dans un magasin comme Carrefour, car le pain est directement fabriqué là-bas, explique-t-elle. Avec tous les moyens de contrôle qui existent en 2015… La direction s’est excusée, et m’a dit qu’elle allait se renseigner. »

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf que le mari d’Hasna Channouf et ses deux enfants ont déjà consommé de ce pain la veille sans remarquer l’étrange garniture… Et dans les heures qui suivent, toute la famille se retrouve malade. « Les mêmes symptômes qu’une gastro », confie le mari d’Hasna. Inquiète, la cliente se rue chez son médecin, qui ordonne des prélèvements et alerte la direction départementale de la protection des populations (DDPP). Si aucune bactérie transmissible par un rat n’a été détectée dans les analyses, la DDPP a récupéré la baguette en question pour trouver l’origine du problème.

Du côté de XXXX, on explique en tout cas prendre la chose « au sérieux ». « Suite à cette histoire, la DDPP est venue faire un contrôle d’hygiène dans notre laboratoire, mais aucun problème n’a été relevé, indique-t-on au sein du groupe. Nous poursuivons donc aujourd’hui l’enquête auprès du fournisseur de farine. » Et de préciser qu’un dédommagement est à l’étude.

Paris : La chasse aux rats de la préfecture de police

Leur terrain d'investigation: les caves, les cours d'immeubles et les égouts. L'unité de prévention des nuisances animales de la préfecture de police de Paris traque les rats, qui causent des frayeurs aux Parisiens et peuvent poser de véritables problèmes de santé publique.

«La légende veut qu'il y ait deux rats par habitant à Paris», sourit Jean-Michel Derrien, chef de cette unité, créée en 2000 et qui réalise 2.500 interventions chaque année. Si les six membres de l'équipe n'ont pas effectué de comptage précis des rongeurs, «il y a des rats dans tout Paris», affirme-t-il.

Remontée des canalisations

Comme chaque année à la même époque, la préfecture de police de Paris lance une opération générale de dératisation du 16 avril au 15 juin, afin de sensibiliser la population à l'invasion de ce rongeur aussi appelé rat d'égout, rat brun ou surmulot.

«Au printemps, il fait meilleur et les rats commencent à sortir», explique le chef de l'unité. Pour éviter que ces voisins indésirables ne s'installent, quelques précautions s'imposent: ne pas laisser traîner de déchets alimentaires, s'assurer que les poubelles soient munies de couvercles, tenir les caves en bon état et fermer les soupiraux.

Si leur terrain de jeu préféré reste les égouts, les rats ne manquent pas une occasion de pointer leur museau dehors. «C'est un animal extrêmement intelligent et curieux. S'il y a un défaut sur votre baignoire, un problème de joint par exemple qui crée un appel d'air, ça va les attirer», explique Jean-Michel Derrien.

Opération de dératisation

Le petit mammifère -qui peut tout de même atteindre jusqu'à 30 centimètres- ne craint pas l'eau et peut remonter les canalisations sans problème : «ils font comme des alpinistes, ils se cambrent et remontent les colonnes d'eau sur toute la hauteur d'un immeuble», décrit le chef de l'unité.

La mission des policiers est de déterminer d'où viennent ces rongeurs. L'inspection des parties communes et une rapide enquête de voisinage suffit souvent à cibler les habitants négligents. L'unité ne procède pas elle-même à la dératisation mais leur enjoint d'effectuer des travaux et de se mettre en contact avec des dératiseurs dans un délai d'un mois.

Car ces petites bêtes peuvent causer bien des dégâts: odeurs, salissures, dégradations et surtout une maladie grave: la leptospirose. Cette maladie, qui touche plusieurs centaines de personnes par an, est due à des bactéries contenues dans les urines des rongeurs et se transmet à l'homme par contact avec la peau ou les muqueuses. Elle engendre des fortes fièvres, des douleurs musculaires et des maux de tête

http://www.20minutes.fr/ledirect/1131185/20130404-paris-chasse-rats-prefecture-police

 

« C’est sûr, nous ne sommes pas prêts de manger de nouveau des pâtes! On est dégouté! » confie Malika, une ménagère de Montereau. Le week-end dernier, en versant dans l’eau bouillante le contenu d’un paquet de 500 g de farfalles Panzani, elle y a découvert… une souris morte. Hier, deux représentants de la société Panzani sont venus voir cette famille pour s’excuser et leur offrir un bouquet de fleurs et dix paquets de riz Lustucru.


L’animal envoyé à Marseille pour analyse

 

actualites

 

 

Malika raconte cette mésaventure surprenante, au goût amer. « Voilà un mois, mon mari et moi, nous avons acheté un lot de trois paquets de pâtes Panzani, au centre commercial Leclerc de Varennes-sur-Seine. On adore préparer des pâtes. » Samedi soir, elle décide de cuisiner des farfalles pour toute la famille. « D’un côté, j’avais fait mijoter des oignons et des tomates. Puis j’ai versé tout le paquet dans l’eau bouillante. J’ai commencé à remuer les pâtes avec une cuillère, pour éviter qu’elles ne collent entre elles. Soudain, j’ai vu une masse noire remonter à la surface et flotter dans la casserole. Je l’ai attrapée avec une écumoire. J’ai appelé mon fils et mon neveu. Et là, j’ai compris que c’était une souris morte, qui était au départ dans mon paquet de farfalles. Toute la famille était dégoutée. »

Mohammed, son mari, ajoute : « On avait même plus envie de rester dans l’appartement. Du coup, nous avons décidé d’aller manger dans une pizzeria, pour nous changer les idées. » Depuis, le couple se pose de nombreuses questions. « On se demande comment cette souris s’est retrouvée enfermée dans un paquet de pâtes. Obligatoirement, elle était au milieu des farfalles, sinon je l’aurais vue. Elle s’est donc retrouvée dans le paquet au moment du remplissage. Quand on a acheté ce lot de trois paquets, tout était bien hermétique. »

Mohammed et Malika indiquent qu’ils ont tout de suite contacté le centre commercial Leclerc de Varennes où ils ont acheté le lot de pâtes. Contactée hier, la direction générale de Leclerc France n’a pas souhaité faire de commentaires. Même réaction du côté de la direction commerciale de Panzani, basée à Lyon, également interrogée hier. Mais le couple explique que des représentants commerciaux de l’entreprise sont venus hier matin à leur domicile pour prendre possession du paquet de pâtes incriminé et de la souris. « Apparemment, l’animal va être envoyé dans un laboratoire d’analyse à Marseille. Et les lots emballés à la même période vont être vérifiés. »

Le Parisien

 

Gare aux insectes et aux rongeurs !

C'est un peu comme une petite guerre villageoise renouvelée : la campagne de dératisation et de désinsectisation des réseaux publics d'eaux usées de la commune sera effectuée à Espira par le prestataire de services de la communauté d'agglomération PMCA du 17 au 19 décembre. Cette campagne répond à l'article 119 du règlement sanitaire départemental. Cet article oblige, entre autres, les propriétaires d'immeubles ou d'établissements privés ainsi que les directeurs d'établissements publics à prendre toutes les mesures pour éviter l'invasion des rongeurs et à tenir constamment en bon état d'entretien les dispositifs de protection mis en place. La communauté d'agglo de l'archipel PMCA tient à préciser qu'il ne lui appartient pas d'intervenir à l'extérieur des réseaux publics et dans les parties privatives. Les citoyens, ainsi informés, sont donc fortement exhortés à effectuer eux-mêmes le traitement de leurs parties privatives. En outre, si une intervention ponctuelle s'avérant nécessaire est demandée en dehors de la campagne, les citoyens sont invités à se faire connaître des services communaux qui alerteront les services compétents de l'agglo. Reste à espérer, pour le bien commun, que cette campagne soit victorieuse ! 

lindependant.fr

 

 

Rennes. Un résident mordu par un rat dans une maison d’accueil spécialisée

« Le dimanche 6 mai, un rat a été découvert dans le lit d’un résidant de la Maison d’Accueil Spécialisée, le Placis vert, dépendant du Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes ! Celui-ci avait été mordu au niveau des lèvres et des jambes », selon le syndicat Sud qui a envoyé une lettre ouverte à Alain Gautron, le directeur de l’ARS (agence régionale de santé) Bretagne.

« État catastrophique des bâtiments »

Le syndicat dénonce ainsi « l’état catastrophique de cet établissement ». Dépendant du centre hospitalier Guillaume Régnier de Rennes, cette maison d’accueil pour handicapés mentaux lourds, Le Placis vert, est située à Thorigné-Fouillard, en périphérie de Rennes. Toujours selon le syndicat, « les restrictions budgétaires successives ont conduit à négliger les dépenses d’entretien courant des bâtiments et conduisent directement à ces conditions d’accueil ignominieuses ».

« Des promesses non tenues »

Dans sa lettre ouverte, le syndicat poursuit : « L’ARS, l’an dernier, a ponctionné près d’un million d’euros sur les excédents antérieurs de la Maison d’Accueil Spécialisée aggravant ainsi les difficultés. Devant le tollé provoqué par cette ponction, l’ARS s’était engagée à rétrocéder 300 000 € par an pour financer des travaux de rénovation. À ce jour, elle n’a pas tenu ses promesses ! »

La direction de l’hôpital confirme

La direction de l’hôpital a confirmé l’incident et assuré que des mesures avaient été prises pour qu’il ne se reproduise pas. « Nous ne nions pas la gravité de ce qui s’est passé, mais il n’y a pas de problème d’insalubrité ou d’hygiène dans ce lieu de vie », a déclaré à l’AFP, la directrice adjointe à la communication, Anaïs Jehanno. La maison d’accueil,, « se trouve près d’une ferme et d’un centre équestre, ce qui peut expliquer l’irruption de rats. Toutes les mesures de dératisation nécessaires ont été prises le jour même. »

Construite au début des années 1970 et composée de pavillons, la maison d’accueil spécialisée est « en cours de rénovation »

Pas d’hospitalisation pour le résident mordu

Quant au résident mordu : « lourdement handicapé, il ne s’est pas réveillé et n’a pas crié » lors des morsures. Celles-ci n’ont cependant « pas eu d’incidence et n’ont pas nécessité d’hospitalisation », a précisé Mme Jehanno.

 

Source: ouest-france 

 

 

 

Invasion de souris dans les cuisines du Quick de Belleville (Paris)

Le Quick de Belleville, dans le XXe arrondissement parisien, est envahi par les souris. Un passant a photographié les rongeurs qui circulent dans les cuisines du restaurant. Le cliché fait le buzz sur Internet.

Les fast foods sont connus pour leur nourriture aseptisée. Pas si sûr, à en croire une photo prise lundi soir. Le cliché montre des souris qui courent dans les cuisines du Quick de Belleville, dans le XXe arrondissement de la capitale.

La scène a été photographiée de nuit par un passant derrière la vitrine du restaurant depuis la rue. À cette heure avancée, les clients et le personnel sont déjà partis, mais quand le chat n'est pas là les souris dansent. Derrière les caisses, au moins six souris courent sur le carrelage et se cachent sous les meubles qui servent à entreposer la nourriture et les boissons.

Le cliché, posté sur Twitter, a fait le buzz sur le Net mardi. Au point que l'enseigne de restauration rapide a publié un communiqué ce mercredi afin de rassurer les clients sur les normes d'hygiène de ses restaurants

Quick dispose d'un "contrat permanent de dératisation"

« France Quick regrette la présence inopinée de rongeurs dans son restaurant Quick de Belleville. Ce restaurant dispose d’un contrat permanent de dératisation et fait donc l’objet de passages réguliers de professionnels. Un passage supplémentaire a été immédiatement demandé par la direction. Ce type de nuisance n’est pas une prérogative des établissements de restauration rapide mais un véritable problème pour l’ensemble des établissements commerçants des grandes villes de France », explique l'enseigne dans son communiqué cité par nos confrères de RTL.fr.

Autrement dit, Quick assure que les rongeurs pullulent dans la plupart des restaurants des grandes villes. La présence de souris dans ce même restaurant de Belleville avait d'ailleurs déjà été révélée dans une vidéo postée sur YouTube en février. Le bonheur de déguster des hamburgers préparés dans des cuisines claires et nettes ne semble pas garanti pour les consommateurs.

 

 

 

 

Invasion de souris dans l'immeuble des Flanades

Publié le 04.08.2010

Les souris, il n'y a que dans les films de Disney qu'on les trouve sympathiques. Celles qui pullulent depuis le mois de mai dans l'immeuble Roussillon, voisin du centre administratif de Sarcelles, en plein cœur des Flanades, le sont beaucoup moins. « Je passe ma journée à nettoyer leurs déjections, se lamente Alice Bismuth, au sixième étage. Ces deux dernières semaines, nous en avons attrapé neuf! » Et de montrer ses tapettes à souris et le poison dans tous les coins.


A tous les étages, ou presque, l'histoire se répète. « Au début, on avait honte d'avoir des souris chez soi », confie Linda Meftah, au cinquième. Mais à force, les habitants ont commencé à se consulter et se sont rendu compte que presque tous étaient envahis. A cause de ces rongeurs, Linda Meftah, assistante maternelle, a envoyé ses bambins dormir chez des proches. « Dégoûtés, ils n'arrivaient plus à prendre leur petit-déjeuner le matin, même en lavant trois fois la vaisselle », confie-t-elle.
Dans son superbe salon à l'algérienne, plus aucun tapis ne couvre le sol et les meubles ont été regroupés dans un coin. De l'autre côté de la pièce, elle a provisoirement installé son réfrigérateur. « J'essayais de trouver où se cachaient les souris. Tant que je n'en suis pas débarrassée, je le laisserai ici. » Et le plus tôt sera le mieux. Mais pour l'instant, les appels et les courriers adressés au bailleur, chargé de l'entretien sont restés lettre morte.
Au-delà de ce problème de rongeurs, les habitants dénoncent le « laisser-aller » dans l'immeuble. Les interphones ne fonctionnent plus depuis plusieurs mois, les halls et les paliers sont sales. Contacté, le bailleur social SNI, qui a repris au début du mois la gestion du site à Icade, indique que « cet immeuble n'est pas le seul endroit où sont apparus des rongeurs ces derniers temps. Ce sont les travaux du tramway qui les perturbent et les poussent vers les habitations », explique la SNI.
Le bailleur avoue par ailleurs que « la reprise toute récente de la gestion a entraîné un léger flottement ». Toutefois, la SNI assure que « le prestataire chargé de la dératisation passera cette semaine. Le problème, c'est qu'avec les vacances, ils ne pourront pas intervenir dans tous les appartements. C'est pourquoi nous les ferons revenir à la rentrée pour dératiser l'immeuble dans son intégralité ».

Le Parisien

 

 

 

 Dératisation - Dératiseur >>>

 

 

 

Trouver une société près de chez vous

La mairie de Paris s’attaque aux rats

En retard sur la régulation de la population des rongeurs, la mairie de Paris a lancé, jeudi, un plan pour lutter contre leur prolifération. Comment faire ? Faut-il tous les éradiquer ?

Peur sous la ville. Installés à Paris depuis que les égouts existent, les rats refont régulièrement surface dans l’actualité. Mercredi 7 décembre, la mairie a lancé une série d’opérations coups de poing contre les rongeurs, dont la présence « en grand nombre pose des problèmes sanitaires, esthétiques et économiques », explique-t-elle dans un communiqué.

Pourquoi maintenant ? Pendant deux ans, la lutte contre les rats a été ralentie par une réorganisation des services de santé de la ville et par un changement dans les réglementations européennes sur les produits raticides, explique le docteur Georges Salines, chef du service parisien de santé environnementale (SPSE). A titre d’exemple, « nous n’avons plus le droit de mettre des granulés empoisonnés que nous utilisions à la sortie des terriers dans les parcs », précise-t-il. Et aujourd’hui, il s’agit donc de « répondre à l’urgence ».

« En ce moment, il y a de plus en plus de signalements de la part des Parisiens, et j’en pronostique encore plus pour les jours à venir. Pas simplement parce qu’il y a plus de rats, mais aussi à cause de l’emballement médiatique. »

« Une tournure très prioritaire »

En conséquence, neuf squares de la capitale ont été fermés au public depuis la fin du mois de novembre pour subir une dératisation. C’est la première étape d’un plan d’action concocté par la municipalité depuis juin, lors d’un séminaire intitulé « Stratégie de gestion des rats en milieu urbain », et dont la mise en œuvre est prévue à partir du premier trimestre 2017.

Un plan qui semble toutefois encore un peu vague. Il prévoit une coopération élargie à d’autres services de la ville (la propreté et les espaces verts), puis, à plus long terme, une intervention sur le bâti, ainsi qu’une opération de communication et de sensibilisation auprès des Parisiens.

Le tout devrait durer au moins une année, espère le docteur Salines, mais la question n’a pas encore été tranchée. Le budget alloué à cette opération n’a pas non plus été défini pour l’instant, mais le responsable n’a aucun doute sur le fait qu’il sera suffisant, car récemment « le sujet a pris une tournure très prioritaire ».

Les raisons de la peur

Une légende urbaine bien connue dit qu’à Paris il y a deux rats par habitant. De quoi entretenir la peur envers les rongeurs. Pierre Falgayrac, l’un des rares formateurs indépendants à la gestion du rongeur, a passé « des heures et des heures » dans les égouts de plusieurs villes à étudier son comportement. Il se montre moins alarmiste :

« Dans les grandes villes comme Paris, qui existaient au XIXe siècle et qui se sont dotées d’égouts en cœur de ville, il y a 1,75 rat par habitant. C’est lorsque la densité dépasse deux rats par habitant que les problèmes apparaissent. »

Il n’y a pas que le nombre de rats qui effraie, il y a également ce mot souvent associé au rongeur, « prolifération ». Là aussi, M. Falgayrac, auteur du livre Des rats et des hommes, tient à remettre les choses au clair en expliquant que le rat ne « saborde pas » son propre environnement, il n’épuise pas ses ressources.

Il a besoin de trois choses pour vivre : de l’eau, de la nourriture et la possibilité de nidification. Si l’une des trois conditions risque de manquer, il cesse de se reproduire. « Ce n’est pas un envahisseur ni un conquérant », rappelle le spécialiste. Le rongeur vit dans un espace très restreint ; « son territoire de vie se limite à 20 mètres carrés et il passe 75 % de sa vie en terrier », précise M. Falgayrac.

Une autre idée effrayante colle à la peau du surmulot (autre nom du rat brun) : il est porteur de maladies, surtout de la peste. « Si le rat était vecteur de la peste, l’espèce humaine serait décimée depuis que les égouts existent, tranche M. Falgayrac. La seule maladie qu’il peut transmettre, c’est la leptospirose, et c’est extrêmement rare », assure-t-il également.

Cette maladie bactérienne, à laquelle les égoutiers sont sensibilisés, se transmet par l’urine des rats. L’Institut Pasteur la qualifie de « souvent bénigne chez l’homme » et il évalue son incidence annuelle à 0,4 à 0,5 cas pour 100 000 habitants.

« Nous avons besoin des rats »

Mercredi, Le Parisien a publié un dossier, « Alerte aux rats à Paris », aux résonances un peu inquiétantes. « Il faut contrebalancer le discours alarmiste sur les rats », implore M. Falgayrac. « Ils ne sont pas intrinsèquement agressifs », note le spécialiste, qui les qualifie plutôt de « doux, paisibles et craintifs ».

« J’ignore pourquoi on joue sur les peurs comme cela, mais il faut sensibiliser davantage les citoyens et non les désinformer, parce que nous avons besoin des rats. »

Dans les égouts, les surmulots creusent en effet leurs terriers dans le limon, ce qui l’affaiblit, et donc évite aux canalisations de se boucher. Par ailleurs, ils mangent les déchets que nous laissons, participant, là encore, à l’entretien.

Pour réguler – et non éradiquer – la population parisienne des rats, M. Falgayrac met en avant quatre solutions assez simples :

  • dératiser les égouts avec des biocides en ciblant très précisément les alentours des commerces de bouche (supermarchés et restaurants), en prenant soin d’utiliser des appâts plus appétissants que la nourriture que les rats peuvent trouver dans les poubelles à la surface ;

  • placer des pièges mécaniques à noyade dans les espaces verts, que l’on déplace d’une semaine à l’autre. Cette méthode permet de ne pas fermer les parcs, car ces pièges sont sans crainte pour l’homme ou les autres animaux (chiens, oiseaux, etc.) ;

  • nettoyer les trottoirs deux fois par jour, surtout aux abords des commerces de bouche ;

  • dératiser une zone un mois avant d’y faire des travaux, car les travaux font fuir les rats des égouts qui surgissent alors sur terre.

Avec ces solutions, M. Falgayrac est formel, « en trois mois, la population passerait au-dessous d’un rat par habitant », soit le seuil à partir duquel « on ne les voit plus sortir le soir ».

Marion Degeorges
Journaliste au Monde


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/08/la-mairie-de-paris-s-attaque-a-ses-rats_5045936_3244.html#i4ktyWv35sspstMP.99